Le Outcrossing pour les nuls

Qu’est-ce que le Outcrossing? Pourquoi choisir un chat Outcross?

Il faut savoir que le Maine Coon tel qu’on le connait aujourd’hui a été créé à partir de 5 chat qui ont vécu dans les années 70. Ces 5 chats ont servi à fixer le standard de la race, ils sont surnommés « le top 5 » (Tatiana of Tati-Tan, Dauphin de france of Tati-Tan, Bridget katt of Heidi Ho, Andy Katt of Heidi Ho et Smokie Jo of Whittemore) et représentent en moyenne 70% du patrimoine génétique des Maine coon. Leurs descendants ont ensuite largement participé à améliorer la race (ils sont appelés les clones), et représentent environ les 30% restants. A l’époque, le but était de fixer les traits du Maine Coon, mais en même temps, on a considérablement appauvri leur patrimoine génétique, et donc leur système immunitaire, et fixé aussi certaines maladies (cf: article sur la santé), que l’on combat aujourd’hui.

 

Certains éleveurs du Maine (le pays berceau de la race) créent de nouvelles lignées de Maine Coon en croisant des chats à l’aspect physique très proche du Maine Coon (qu’ils inscrivent au livre des origines, ils ont alors l’appellation « chat de fondation », ou « F1 »), et des Maine Coon de lignée classique. Ces croisements créent des chats de fondation de 2ème génération (F2). La troisième génération sera F3, etc… On s’arrête au F5, car ensuite le type est plus ou moins fixé, et on aurait des F18, F26, bref, plus aucun intérêt. Un chat est Outcross si son taux de consanguinité n’excède pas les 10%, son pourcentage de top5 les 50% et de clones les 20%. Ces dilutions de sang visent donc à empêcher le taux de consanguinité de monter toujours plus, génération après génération, ainsi qu’à diversifier le patrimoine génétique de nos chats, pour que le Maine Coon reste un chat robuste. Pour vérifier ces taux, la database PAWPEDS est à votre disposition.

Cela ne veut pas dire qu’il faut mettre de côté les lignées traditionnelles, loin de là. Mais à mon avis, il faudrait essayer d’en maîtriser la consanguinité, en évitant de dépasser les 15%, 60% de top 5 et 25% de clones. Le travail de l’éleveur étant de perpétuer la race, notre devoir est de maîtriser ce « fléau » qui a long terme pourrait causer la perte de cette race que nous chérissons tant. Certaines races, comme le persan, ont aujourd’hui des taux de consanguinité qui frôlent les 50%, ce qui est ENORME! Physiquement, et sur le plan de la santé, on voit bien les conséquences.

Je pense qu’il est important diversifier les mariages chez le coon, dans le but de garder des taux de consanguinité bas, et un type modéré.


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